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Les heureux hasards

  • Photo du rédacteur: Nadine Duguay-Lemay
    Nadine Duguay-Lemay
  • 14 avr. 2019
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 janv.

Il y a des moments dans la vie que l’on peut qualifier d’heureux hasards. Des instants où l’on fait la rencontre de nouvelles personnes avec lesquelles une affinité profonde s’installe, parfois dans des circonstances tout à fait inusitées. Ou encore, ces moments où l’on retrouve des gens à différents carrefours de notre existence. Sur le coup, on ne comprend pas toujours le sens de ces rencontres, mais on ressent qu’il se passe quelque chose — une forme de magie, ou la présence de quelque chose de plus grand que soi — à la manière même dont ces heureux hasards nous habitent lorsqu’ils se produisent.


Ma vie semble avoir été ponctuée d’heureux hasards, depuis aussi loin que je m’en souvienne. Peut-être ai-je été, très jeune, particulièrement sensible à l’importance des connexions humaines que nous créons et aux expériences qu’elles nous offrent. J’ai toujours porté une grande attention aux personnes que je rencontrais et me suis efforcée, au fil des années, d’entretenir ces liens.


Quand la vie tisse des liens

À 13 ans, j’ai fait la connaissance d’un jeune homme de 14 ans originaire de Port-aux-Basques, à Terre-Neuve. Il était de passage dans la région de Tracadie pour un tournoi de ballon-balais. À l’époque, sans téléphones cellulaires ni réseaux sociaux, les échanges prenaient une autre forme. Après une première rencontre au centre d’achats de Tracadie, quelques discussions et une visite à l’aréna, nous sommes devenus correspondants. Pendant près de deux ans, nous nous sommes écrit des lettres sur du papier ligné et avons échangé des photos.


Ces échanges m’ont permis de découvrir Terre-Neuve à travers ses mots et ont laissé une empreinte durable. Des années plus tard, à 19 ans, alors que je me trouvais à St. John’s pour une conférence étudiante, j’ai pensé à lui. En consultant l’annuaire téléphonique, j’ai retrouvé sa famille et, après un appel empreint d’audace, je me suis rendue lui rendre visite. J’ai été accueillie chaleureusement par sa famille, qui m’a fait découvrir leur coin de pays.


Bien qu’il ne se soit jamais agi d’une relation amoureuse, cette amitié a marqué le début de mon attachement profond à Terre-Neuve — une province qui occupe encore aujourd’hui une place toute spéciale dans mon cœur. Nous nous sommes d’ailleurs retrouvés, des années plus tard, grâce aux médias sociaux. Mon ami habite maintenant les Territoires du Nord-Ouest avec sa petite famille. Je sais que, si nos chemins se recroisaient à nouveau, l’accueil serait toujours au rendez-vous.


Je pense aussi à cette jeune femme d’Edmonton que j’ai rencontrée à 17 ans lors de la conférence nationale des Jeunes Entreprises (CANJAC), tenue au Cap-Breton. Nous avons échangé pendant quelques jours, convaincues que nos routes se sépareraient ensuite. Pourtant, à ma grande surprise, je l’ai recroisée à deux autres moments marquants de mon parcours académique, dans des contextes différents. En quelques années, nos chemins s’étaient croisés à trois reprises. Je n’ai aucun doute qu’ils se croiseront à nouveau, un jour, dans le cadre de notre vie professionnelle ou de notre engagement communautaire.


Un autre heureux hasard s’est présenté dans un contexte professionnel. Alors que je travaillais pour IDP Foods à Toronto, j’ai développé une amitié avec une collègue très impliquée dans l’industrie du cinéma. Elle me parlait souvent de son ami Richie, réalisateur de films. Imaginez ma surprise lorsque, des années plus tard, en découvrant une série sur Netflix intitulée Delhi Crime, j’ai reconnu le nom du producteur et auteur : Richie Mehta. C’était bel et bien le même Richie que j’avais rencontré en 2004. Le monde est petit, n’est-ce pas ? Je suis d’ailleurs toujours en lien avec cette amie via les médias sociaux.


Ces retrouvailles inattendues me donnent l’impression d’avoir des « pieds-à-terre », des amis un peu partout dans le monde. J’aime aussi pouvoir être cette personne sur qui l’on peut compter. Il y a quelques étés, une ancienne collègue, immobilisée sur le tarmac de l’aéroport du Grand Moncton lors d’un voyage en famille, savait qu’elle aurait pu compter sur moi si la situation l’avait exigé. Parfois, savoir qu’une amie est là suffit à apaiser.


Savourez les heureux hasards

Ces exemples témoignent d’une chose : nous ne savons jamais ce que la vie nous réserve, ni comment les personnes croisées à différents moments de notre parcours pourront un jour nous aider — ou comment nous pourrons, à notre tour, leur tendre la main. Savourez les heureux hasards. Ils arrivent souvent exactement au moment où l’on en a besoin, ou nous offrent l’occasion précieuse de redonner au suivant.


Jeune fille semblant flotter ou sauter dans les airs au-dessus d’une main ouverte, avec une lune et des oiseaux en arrière-plan, symbolisant le soutien invisible, la confiance et les heureux hasards de la vie.
Parfois, la vie nous surprend en douceur : une main tendue, un élan, et cette impression d’être portée au bon moment. Les heureux hasards prennent souvent la forme de liens invisibles, mais profondément soutenants.








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