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L’impact de l’énergie toxique dans nos vies

  • Photo du rédacteur: Nadine Duguay-Lemay
    Nadine Duguay-Lemay
  • 30 mars 2019
  • 3 min de lecture

Nombre d’entre nous avançons dans la vie en absorbant bien plus que nous ne le réalisons — émotions, tensions, attentes — jusqu’au moment où le coût de cette absorption finit par se faire sentir. Ce qui s’installe alors n’est pas un signal clair, mais une accumulation lente. Un déséquilibre diffus. Un sentiment d’épuisement qu’on ne parvient pas à relier à un événement précis. Avec le temps, le poids se dépose en silence, influençant notre manière de penser, de ressentir et d’être au monde.


En prenant du recul, j’ai fini par reconnaître une dynamique récurrente : l’impact de l’énergie toxique dans nos vies, amplifié par des besoins personnels non comblés. Les deux sont intimement liés, chacun accentuant l’effet de l’autre de façons qui ne sont pas toujours immédiatement perceptibles.


Quand les verres commencent à déborder

Imaginons un instant que, comme êtres humains, nos besoins et les éléments indésirables auxquels nous sommes exposés soient représentés par des verres. Chaque verre se remplit au gré de ce que nous vivons. Maintenant, imaginons que les verres associés au stress, aux tensions et aux influences nuisibles se remplissent rapidement, tandis que ceux destinés à nos besoins — le repos, le ressourcement, la sécurité, le sens — demeurent presque vides.


Lorsque ce déséquilibre s’installe, on peut avoir l’impression que nos capacités émotionnelles, mentales et physiques diminuent. Or, bien souvent, il ne s’agit pas d’un manque de capacité, mais d’un manque d’énergie. Quand nos besoins essentiels ne sont pas comblés, nous n’avons tout simplement plus l’élan nécessaire pour vider les verres qui débordent de ce qui nous épuise.


De l’énergie toxique et de ce que nous absorbons

Que désigne-t-on exactement par « éléments indésirables »?


L’énergie toxique figure souvent en tête de liste, tout comme l’exposition répétée à des personnes ou à des environnements dont les valeurs entrent profondément en conflit avec les nôtres. Il ne s’agit pas ici d’un appel à l’intolérance. Dans la sphère personnelle comme professionnelle, rencontrer les gens là où ils sont demeure essentiel. Comprendre le parcours de quelqu’un peut offrir des éclairages précieux — non seulement sur cette personne, mais aussi sur nous-mêmes.


Et pourtant, certaines personnes semblent habiter la négativité, consciemment ou non.

Lorsque l’exposition devient fréquente, les verres des éléments indésirables se remplissent rapidement. Prendre ses distances peut sembler simple en théorie, mais les relations sont rarement aussi nettes. La distance a ses conséquences, et la complexité nous retient souvent plus longtemps que nous ne le souhaiterions.


Ce qui ne nous appartenait pas

Une métaphore qu’on m’a partagée un jour est restée gravée dans mon esprit. Imaginez que vous tenez un verre d’eau, limpide et pure. Soudainement, quelqu’un y verse un grand sac de terre. L’eau devient trouble, agitée. Cette opacité n’est pas de votre fait. Et avec le temps, la terre finit par se déposer au fond.


Vous pouvez avoir l’impression d’être cette eau troublée — mais vous n’êtes pas la terre. Vous pouvez l’enlever. Vous pouvez vider le verre et le remplir à nouveau d’eau fraîche.


Cette image nous rappelle une vérité essentielle : nous portons souvent des émotions, des tensions et une lourdeur qui ne nous appartenaient pas au départ. Les paroles, les comportements et les états émotionnels des autres nous affectent réellement. Si la prise de conscience ne règle pas tout, elle redonne toutefois du pouvoir d’agir. Même lorsque l’épuisement rend l’action difficile, reconnaître ce qui ne nous appartient pas constitue un premier pas déterminant.


Le rôle discret des besoins non comblés

C’est ici que les besoins non satisfaits entrent en scène, souvent sans bruit.


Dans un monde qui valorise fréquemment le don de soi, reconnaître et honorer ses propres besoins peut être inconfortable — parfois même perçu comme égoïste. Pourtant, les besoins ne sont pas des caprices. Ils sont fondamentaux. Certains sont universels — dormir, se nourrir, se sentir en sécurité. D’autres sont profondément personnels. Tous comptent.


Lorsque les besoins demeurent trop longtemps tus ou ignorés, les verres censés nous soutenir restent vides. Et sans ce ravitaillement, il devient de plus en plus difficile de se départir de ce qui nous alourdit.


Choisir ce que l’on porte

Une exposition prolongée à l’énergie toxique, combinée à des besoins négligés, crée un déséquilibre intenable. Trop de verres débordent. Trop peu sont remplis. Agir devient lourd — parfois même impossible.


Peut-être que le véritable travail ne consiste pas à éliminer toutes les sources de tension, mais à devenir plus intentionnels quant à ce que nous portons, ce que nous laissons aller et ce que nous choisissons de nourrir. Au fond, la question n’est peut-être pas de savoir jusqu’où nous pouvons endurer, mais à quel point nous choisissons consciemment de nous restaurer dans un monde qui nous demande sans cesse d’absorber.


La clarté, comme l’eau, revient lorsqu’on lui laisse l’espace de se déposer — un verre à la fois.


Un fagot de feuilles ou d’herbes séchées, étroitement lié, partiellement brûlé, d’où s’élève une fine fumée sur un fond sombre et neutre.




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